véronique durruty et patrick guedj
extrait du press-book
exterieur nuit
le
régional ( suisse) 20 décembre 2002
« (…) ils ont exposé
leurs travaux à Paris, New York, Tokyo, Londres. Ils les ont réalisés un peu
partout dans le monde où la lumière des néons tient une grande place, rendant
ces atmosphères nocturnes quelque peu magiques. Et qui contrastent avec le
calme sombre des paysages où seuls les arbres ou encore les bords de mer
livrent leur secret dans une lumière parcimonieuse, où aucun flash
n’intervient. Instants volés de nuit sur le terre où lunes, néons, fantômes,
moiteur, déserts et ivresse se côtoient sans se voir. »
« plus que des
photographies, ce sont des sensations qu’ont enregistrées nos deux auteurs(..)
Mouvement, lumières qui tracent et se diffusent par des couleurs voyantes qui percent le trou noir des ténèbres.
Des flous artistiques sont
autant d’interventions dans le mode de l’abstraction poétique
Portant, de temps en temps,
comme pour apaiser et reposer le regard, pour que les lecteurs reprennent leur
souffle dans cette course folle d’action, on s’arrête et c’est un ciel de
dentelle composé de feuilles fines et légères d’aiguilles de pin qui se
détachent sur un ciel sombre et qu’éclaire la lueur d’un luminaire. En
vis-à-vis une place déserte avec en premier plan un jeune palmier solitaire et
dans le fond sur la droite une grande bâtisse. Pas un mouvement, rien ne bouge,
aucun humain ni animal en vue (…) »
« c’est bien connu,
c’est beau une ville la nuit. En Afrique, en Asie ou en Amérique latine, les
deux auteurs voyageurs croisent les
errances d’hommes et de femmes sortis de l’ombre pour s’exposer au filet d’un
néon «
« des obscurités
phosphorescentes, des noirs profonds troués de couleurs saturées, sillonnées de
néons acides ; ici, une silhouette floutée, là une échoppe illuminée, un
pavé luisant, un arbre fantomatique…Un beau hour, ou plutôt une nuit, à leur
descente d’avion à Delhi, Véronique Durruty et Patrick Guedj ont soudain lâché
leur proie habituelle, le lumière du soleil, pour l’ombre. Désormais, de Hong
Kong à Tananarive, de Rio à New York, d’Essaouira à Vienne, ils photographient
le nuit : « pas de flesh, pas de pied non plus, juste des images en
volant, ou calés contre des supports de fortune… » Entrez dans les magies
colorées et les vertiges nocturnes des villes du monde »
« Véronique Durruty
et Patrick Guedj de l’agence Hoa Qui voyagent, s’aime et travaillent ensemble
depuis plus de 10 ans en semant dans leur cheminement poétique des ouvrages à
« fleur de peau » qui vibrent d’émotions visuelles et semblent capter
les respirations et les parfums du monde. (…)°Photographies happées dans le
mouvement intimiste, secret, populaire, mystérieux et festif des déambulations
nocturnes lorsque le lumière du jour disparaît et que les néons et les ampoules
viennent se fixer en dansant sur les pupilles. Images d’ivresse contenue de ces
nuits sur la terre, floues, bougées, incertaines comme l’œil les invente dans
les feus de circulation ou d’artifice, les bars, les bus indiens, les souks
marocains, les transes napolitaines…(…)
« photographier le noir, l’artificiel, le mouvant, à l’instinct…de Delhi à Tokyo ou Berlin, en passant par l’Amérique du Sud ou le continent africain, « extérieur nuit » vole des moments de romantisme pur, instants irréels. Les néons sont impassibles. Les images se font vertes, noires, rouges, jaunes. Sermons de la nuit, partout sur le terre, dans les villes, électriques, et les campagnes sans lumières, les déserts au feu de camp, les hommes en mouvement par le bougé de l’appareil en vitesse lente…Un nouveau monde d’images, sans flash, pas de pied non plus, juste des images en volant, dans l’urgence de photographier, ou calés contre des supports de fortune, un muret, un genou, une épaule, une branche d’arbre…(…) »


« (…)c’est un tour du monde des ambiances de la nuit en 10phototographies qu’accueillent les grilles du Parlais du Luxembourg ( ...). Les passants découvrent l’ivresse et les fantômes de New York, Sao Paulo, Tananarive ou du Niger. Véronique Durruty et Patrick Guedj (…) ont mis six ans et plus de quarante voyages pour capter ces sensations nocturnes. Le résultat a séduit Yves Marek, conseiller technique auprès du Président du Sénat. Exposés en 2000, les clichés de « La Terre vue du Ciel » de Yann Arthus Bertrand, avaient attiré 2 millions et demi de spectateurs. »
Le Point, 8-14
août 2003
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